Centre du Savoir et d'Investigation

Club Jean Moulin: La propagande existe-elle encore ?

Le contexte planétaire actuel offre une nouvelle répartition des pouvoirs. La presse et les médias souvent regardés avec méfiance à cause de leurs relations avec le politique, notamment au niveau de la défense des intérêts de l’Etat.

Or cet état des lieux nous impose de nous interroger sur le statut des communications à la fois au sein des gouvernements mais également avec les relations vers l’extérieur. Là ou pour certains pays comme la France ou les Etats Unis, on parlera de « soft power » comme pour le lancement de France 24 en espagnol , pour d’autres, on dégainera le terme de propagande quand par exemple la Russie lance sa chaine Russia Today d’après l’article du Monde, voire de guerre de la désinformation pour les médias suisses :  La grande Bretagne dénonce la guerre de la désinformation menée par la Russie.  

 Masi au-delà des sphères d’influence culturelle, c’est parfois le fonctionnement même de la démocratie qui est remis en cause. On peut s’interroger sur les rapports des médias et du politique au sein de certains régimes tendancieux comme l’explique Brice Couturier sur France Culture  La démocratie, une démocratie d'apparence. L’émergence de ces nouvelles méthodes de gouvernement influence la communication du gouvernement : on assiste ainsi à la diffusion de films promotionnels en Chine censés renforcer le sentiment national

Et vous qu’en pensez-vous ? La propagande fait-elle son grand retour sur la scène internationale ou s’agit-il uniquement de favoriser l’horizon culturel, le « soft power » de certains pays en les rendant plus lisibles sur la scène médiatique internationale ? A quelles conditions peut-on parler de nouvelle propagande ?

Vivons nous en "1984"?

Pmfr98auteurorwellsam green  Keep calm and valide tes sources 2

Le roman 1984 de Georges Orwell dépeint un monde effrayant, totalitaire, controlé et manipulé ou le simple fait de penser est condamnable. 

On trouve de nombreux échos de ce roman dans le monde moderne avec des réferences à Big Brother, l'émergence de la télérealité et le conformisme numérique, la manipulation des médias, l'etat de guerre constant relayé par les médias... On peut en effet se poser la question de savoir s'il existe encore véritablement une espace public de liberté et d'expression.

D'un autre coté, la surveillance généralisée imposée par la societé numérique  est la conséquence de notre attitude individuelle notamment sur les réseaux sociaux. On peut se demander si la surveillance est une atteinte à la vie privée ou une consequence de la société moderne.

Vous chercherez des ressources Internet pour étayer vos propos afin d'aborder les deux aspects de la question ( societé dystopique et surveillance). Vous vérifierez bien la validité de vos sources en les regoupant, en les évaluant... Vous pouvez vous aider pour commencer du padlet ci-dessous: (attention certains documents sont peut-etre sujet à controverse!) 

Etape 1: Realisez un document de collecte avec vos recherches (thèse, arguments, exemples)

Etape 2 : Publiez vos arguments sous les commentaires (attention ce sont des commentaires publics. Attention au vocabulaire, orthographe...)

Et vous, pensez-vous que nous vivons dans un monde Orwellien?

 

Made with Padlet

Une photo de presse est-elle objective ?

Les photos tiennent une grande place dans notre manière de s’informer : Depuis le journal télévisé et les « news » en continu, les mises en page des sites web d’information ou les posts des réseaux sociaux, les images sont partout.

On a tendance à affirmer qu’une image vaut mille mots (Confucius). Il est vrai que l’image est un témoignage et a une valeur de vérité Pourtant, on peut se demander si les images ne mentent pas. Sans parler des manipulations ou truquages, une image est forcément contextualisée, elle met en scène un évènement précis, un moment fige. Mais elle est également une construction esthétique. Elle est un choix de la part de l’auteur : le cadrage, la lumière, les réglages techniques sont des manières de travailler l’image pour choquer, informer, faire réagir. Le but d’une image de presse étant bien entendu de susciter l’intérêt et au fond de réaliser une image iconique qui sera susceptible de devenir célèbre et de faire le « buzz » dans les médias

Et vous qu’en pensez-vous ? Une photographie de presse dit-elle toujours la vérité Est-elle un témoignage objectif (sans parti pris) de la réalité ? ou contient-elle toujours une part de subjectivité ?

15853316

Cette image de la passation de pouvoir de Trump a Obama a-t-elle un parti pris? 

Résultats de recherche d'images pour « photo dirigeants air france »

Cette image a été prise après une réunion syndicale à Air France. On voit l'un des dirigeants. Que peut-on en conclure sur la réunion? Estce que cette mage resume l'ensemble des négociations? 

 

 

En t’appuyant sur des exemples tirés des photos de ce billet, donne-nous ton avis argumenté en cliquant sur Commentaires.

Le rôle du journaliste est-il d’être objectif ?

Le journalisme est une profession encadrée par des règles éthiques et un code de déontologie du journaliste. Un bon journaliste est reconnu par son honnêteté et sa relation directe aux faits, qu’il est censé rapporter de la façon la plus directe.

 Néanmoins l’évolution de la société de l’information fait de chaque citoyen un journaliste et procure une quantité énorme d’informations qui ne font pas toujours l’objet d’un traitement journalistique, chacun pouvant publier des informations à titre personnel sans forcément les vérifier ou les sourcer. Un article du journal the Citizen s’interroge ainsi: So, everyone's a journalist. But what does it mean for journalism and media accountability?

De l’autre côté, les médias eux-mêmes sont soumis à certains nombres de contraintes ou de biais médiatiques. Le contexte économique, les biais psychologiques (biais de proximité), les biais narratifs et visuels) vont influencer notre perception des faits. On voit donc que le champ journalistique n’est ni neutre, ni indépendant. De plus, il existe également un biais d’impartialité : à vouloir tout dire à tout prix sous couvert de transparence, la hiérarchie de l’information n’existe plus : Affaire Buzzfeed : «Si les médias disent "on est transparents, donc on sort tout", c’est la fin des médias»

Et vous qu’en pensez-vous ? Un journaliste peut-il présenter uniquement une seule version des faits ou doit-il choisir l’impartialité et présenter toutes les théories ou les interprétations possibles d’une situation sous couvert d’objectivité, quitte à dévoiler des secrets d’état ou à relayer des positions antidémocratiques ou extrémistes.

En t’appuyant sur des exemples tirés des liens de ce billet, donne-nous ton avis argumenté en cliquant sur Commentaires.

Club Jean Moulin: Le sujet du mois : Jusqu’où doit aller la communication politique ?

Le sujet du mois : Jusqu’où doit aller la communication politique ?

Le paysage politique mondial pose régulièrement la question de la communication politique. Etre un homme politique aujourd’hui, c’est travailler avec les médias pour construire une image Or la volonté des nouveaux élus politiques est souvent de se démarquer de la tradition précédente : Francois Hollande a voulu s’afficher en « président normal » après la présidence flamboyante de Nicolas Sarkozy.

Or dans le même temps ce culte de l’image voulu par l’homme politique est souvent en conflit avec les médias. La connivence longtemps entretenue entre le « quatrième pouvoir » médiatique et le politique est desormais finie. Le temps des secrets et du respect de la vie privee des hommes politiques est devenue une affaire publique. Dans une époque ou tout est affaire d’image, dans quelle mesure la communication politique peut-elle demeurée objective ou neutre ? C’est la question que se pose Maxime Tandonnet, spécialiste de la communication politique pour le Figaro, qui place le débat Les hommes politiques ont sacrifié le bien commun sur l'autel de la communication. On peut d’ailleurs relever la défiance des figures politiques par rapport aux médias en général. Les « spin doctors » toujours présents comme les hommes de l’ombre et spécialistes des images médiatiques n’ont plus le pouvoir d’influencer l’ensemble de la sphère médiatique. Les rapports sont inversés comme l’explique Pierre Zémor, Conseiller d’Etat honoraire et expert en communication publique et politique « La communication politique est devenue un monde en soi qui impose ses règles à la politique »  Le politique s’improvise d’ailleurs souvent médiateur sans intermédiaire par le biais de l’Internet ou des réseaux sociaux, avec des enjeux défiants parfois toute communication officielle. C’est le cas par exemple étudié sur le site des Décodeurs du Monde à propos de Donald Trump et Twitter, une utilisation compulsive et émotionnelle. En dehors de la ligne éditoriale ou du parti pris liés aux biais médiatique, un pas supplémentaire est franchi par la création de médias de communication politique comme celui du parti En marche d’Emmanuel Macron ou encore le Media, nouveau site qui revendique une indépendance éditoriale et une communication directe   

Et vous qu’en pensez-vous ? quel devait être le rôle des médias dans une démocratie et leur rapport avec le politique ? Un parti politique aurait-il le droit de s’improviser « media » à part entière  et ainsi s’offrir une maitrise totale de sa communication ? ou les dérives liées aux enjeux de la communication politique sont-elles trop risquées ?  

Modalités de participation

Pasionné d'art, tu veux exercer un oeil critique sur le monde d'aujourd'hui. Bienvenue au Club Picasso  

Modalités de participation

Petits génies en science, vous vous interrogez sur le monde de demain! Le club Einstein est fait pour vous. 

Le coin des profs